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CINEMA von VoltaireOnline.eu
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Elia Films
"Chacun de nous se construit sur la base de l’enfance dans son caractère, sa façon d’être et de ressentir par une succession de coups violents, positifs ou négatifs". Daniel Duval -Réalisateur- Eté 1954.Pippo, 9 ans, secret et indépendant, est recueilli par Gustave et Cécile, un couple d’agriculteurs qui vit à la campagne.C’est la période des travaux des champs et la perspective d’une nouvelle vie pour le petit garçon.Marqué, Pippo trébuche dans ce nouveau monde.Certains personnages autour de lui l’attirent et le séduisent. Les barrières cèdent peu à peu, Pippo se construit. LE TEMPS DES PORTE-PLUMES: Réalisé par Daniel Duval avec Jean-Paul Rouve, Anne Brochet, Annie Girardot, Raphaël Katz, Lorànt Deutsch, Denis Podalydès Interview de JEAN-PAUL ROUVE:: Nom : ROUVE Prénom : Jean-Paul Parcours : 22 longs-métrages, 4 scénarii pour le cinéma ou la télévision, 8 téléfilms ou séries télévisées, un doublage de dessin animé pour les studios Dreamworks («MADAGASCAR») en 14 ans de carrière. Prix : 1 César crédit
Elia FilmsDans le scénario, Gustave est décrit comme un «bouseux». Avez-vous abordé votre personnage de cette manière ? Jean-Paul Rouve : J’aime bien le côté paysan de mon personnage. Ce type a les mains dans la terre. Ce n’est pas du tout moi car je viens de la ville. Du coup, la rencontre avec Gustave m’intéressait. Daniel DUVAL en parle bien puisque c’est son histoire ; il y a du vécu. De mon côté, mon père vient de la campagne. Quand j’étais petit, j’allais en vacances chez mes grands parents et même si je n’y vivais pas, je me rendais bien compte de ce que c’était, la campagne. crédit
Elia FilmsVous vous êtes inspiré de votre famille pour créer votre personnage ? Jean-Paul Rouve : Oui, j’y ai pensé. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur temps à la campagne. Tout est lent parce que ce sont les saisons qui rythment la vie. En fait, j’ai essayé de ralentir mon tempo naturel. Car je suis plus «speed» que ça dans la vie. Daniel DUVAL me disait à chaque fois : «Tu as le temps, on a le temps». Dans «LE TEMPS DES PORTE-PLUMES», même le rythme normal est trop rapide pour ce que Daniel voulait raconter. C’est intéressant de s’imposer un rythme à l’encontre de celui qui nous est naturel ! crédit
Elia FilmsVous avez quand même pu mettre votre patte dans ce personnage, une touche bien à vous ? Jean-Paul Rouve : Oui, on met toujours des choses à soi dans un personnage puisqu’on le joue ! Gustave, c’est moi si j’étais paysan dans les années 50, c’est ce que je me dis. Après, tu es au service d’un rôle et d’une histoire ! Quel regard portez-vous sur les années 50 ? Les voyez-vous plus souriantes qu’aujourd’hui ? Jean-Paul Rouve : Je ne sais pas, je ne les ai pas vécues ! En fait, dans ce film c’est très particulier car ce sont les années 50 à la campagne. Moi, je ne suis pas du tout dans la nostalgie. C’est vrai qu’on parle des «30 glorieuses» et qu’il n’y avait pas de chômage. Alors les gens étaient peut-être plus heureux qu’aujourd’hui. C’était une période plus marquée par l’insouciance, mais pas démesurément non plus. Evidemment, quelle que soit l’époque, la période de nos 20 ans est toujours plus belle que la période qu’on vit aujourd’hui ! crédit
Elia FilmsLes années 50, ça vous correspondrait côté style ou mode de vie ? Jean-Paul Rouve : Oui, il y a plein de choses que j’aime bien des années 50 ! Le livre «Le petit Nicolas» se passe dans ces années-là par exemple. J’aime bien le cinéma français de cette époque. Et puis c’est une période quand même assez joyeuse. Enfin j’imagine. Car les gens sortaient de la guerre. Donc forcément c’est une période plus gaie ! crédit Elia FilmsGrâce à Daniel DUVAL vous décrochez enfin un rôle d’homme marié. C’est inespéré, non ?! Jean-Paul Rouve : J’ai été fiancé dans «MONSIEUR BATIGNOLE», mais je me fais butter donc je n’ai pas le temps de consommer ! Ouais, c’est vrai, ça y est enfin !! En général, dans les films, soit je me suis fait larguer, soit je n’ai pas de nana. Il ne se passe jamais un truc bien dans ma vie. Si, je viens de tourner un film dans lequel je roule une pelle : c’est cool ! Et grâce à Daniel DUVAL je récupère un gamin. Là je commence à croire que ma période «Caliméro» est finie !!! |