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CINEMA von VoltaireOnline.eu
«Si
nous pouvions lire l'histoire secrète de nos ennemis, nous trouverions
dans la vie de chaque homme un chagrin et une souffrance suffisants pour
désarmer toute hostilité» Henry Wadsworth Longfellow
(1807-1882)1914-1918 : 8 millions de Français mobilisés dans la guerre - 9 millions de morts en Europe- Le 1er août 1914, tous les clochers se mettent à sonner le tocsin : c'est la mobilisation générale. Deux jours plus tard, l'Allemagne déclare la guerre à la France et son armée entre en Belgique… Près de 8 millions de Français (sur une population de 41,5 millions de personnes) seront, au total, appelés sous les drapeaux au cours de la Grande Guerre : les conscrits, qui accomplissaient leur service militaire (d'une durée de trois ans depuis 1913), mais aussi les réservistes (jusqu'à l'âge de 48 ans) rappelés massivement dès le début du conflit. 1 300 000 d'entre eux allaient mourir au combat, et 3 millions en reviendraient mutilés… JOYEUX NOËL : Réalisé par Christian Carion avec Diane Krüger, Natalie Dessay, Benno Fürmann, Rolando Villazon, Guillaume Canet, Gary Lewis, Danny Boon, Daniel Brühl, Alex Ferns, Steven Robertson, Lucas Belvaux, Bernard Le Coq, Ian Richardson, Frank Witter, Thomas Schmauser, Joachim Bissmeier, Robin Laing, Suzanne Flon, Michel Serrault Dany Boon: Dany BoonDany Boon (dans le rôle de Ponchel) : “Je voulais qu’il y ait, parmi les soldats français, un homme du Nord dont la particularité soit d’avoir sa maison derrière les lignes allemandes, pour évoquer l’occupation très pénible qui a eu lieu pendant la Première Guerre mondiale. Le personnage de Ponchel, l’aide de camp du lieutenant Audebert, m’a été inspiré par l’histoire d’un Français qui franchissait chaque soir les tranchées allemandes, pour rentrer dormir chez lui, avec sa femme et ses gosses, avant de retourner le matin dans les lignes françaises pour faire la guerre.” L'avis du réalisateur : “J’ai toujours senti chez Dany Boon une tristesse, une sensibilité à fleur de peau qui n’étaient pas exploitées dans ses sketches (qui me font beaucoup rire). J’avais envie d’emmener ce comique – qui a quelques moments drôles dans le film – vers la tragédie, parce que je l’en sentais capable. Pour moi, Dany est, comme Bourvil ou Coluche, quelqu’un qui peut passer d’un registre à l’autre avec un grand bonheur.”. Gary Lewis Gary
LewisGary Lewis (dans le rôle de Palmer) : “Je savais que pour certaines fraternisations, une messe, très oecuménique, avait été dite. Et je savais que, dans le film, je n’éviterais pas ce moment-là. Qui dit messe dit prêtre ; je me suis alors renseigné et j’ai découvert que, côté écossais, où il y avait de nombreux volontaires, des prêtres s’étaient engagés, non pour tuer, mais pour soigner. Je suis parti de cette idée pour créer le personnage de Palmer, perdu dans son église en Écosse, qui est rattrapé par la guerre, où il dira la messe de sa vie.” L'avis du réalisateur : “Je n’avais pas d’idée sur l’acteur qui pourrait jouer ce rôle. Mais après avoir rencontré Gary Lewis, j’ai dit à Susie Figgis : “C’est idiot de voir encore huit autres acteurs cet après-midi.”Je les ai reçus, mais j’avais déjà choisi Gary, parce qu’il y a dans son regard quelque chose qui vous fait comprendre qu’il ne triche pas. Or un prêtre ne peut pas tricher. En plus, pour Gary, Joyeux Noël était particulier, son grand-père ayant participé à la Première Guerre mondiale.” |