Étudier à l’étranger
: De plus en plus de jeunes européens mettent à
profit les formules que leur propose le programme Erasmus de
l’UE..
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Arrivée
d'un étudiante suédoise en Allemagne
La Suédoise Jehona Zuta est arrivée à Bonn
en octobre pour y étudier le droit européen et
international. « Je voulais
quitter la Suède », dit-elle
brièvement. Quant à la Néerlandaise Joanna
Jong, si elle a opté pour Bonn, c’est pour pouvoir
étudier une matière assez originale en Europe
: la japonologie. Aujourd’hui, si l’on veut faire
des études sérieuses et personnalisées,
on peut choisir entre plusieurs formules mises en place par
l’UE dans toute l’Europe. Et un nombre croissant
d’étudiants apprécient ces avantages. Les
séjours à l’étranger sont le couronnement
de tout CV. Deux ans à Munich, un an à
la Sorbonne, à Paris, suivi d’un
semestre à Salamanque, c’est à cela que
ressemblent les biographies des étudiants modernes ;
préparation optimale à la vie professionnelle
et facile à réaliser grâce au « European
Region Action Scheme for the Mobility of University Students
», plus connu sous le nom de Programme Erasmus.
La mobilité de la jeunesse universitaire en Europe
Depuis 1987, ce programme encourage la « mobilité
de la jeunesse universitaire en Europe », pour reprendre
la dénomination officielle. Le tout dans l’esprit
de son patronyme, le grand génie universel Érasme
de Rotterdam, que la soif de savoir et l’amour des voyages
ont conduit à faire des recherches tant en France qu’en
Italie, en Angleterre et en Suisse, et ce au XVIe siècle.
Le programme de promotion actuel dépasse largement l’horizon
de mobilité du vénérable savant puisqu’il
inclut, outre les partenaires au sein de l’UE, les États
de l’AELE (Association européenne de libre échange)
et la Turquie, embrassant par là un réseau
de quelque 2000 universités. Aujourd’hui,
environ 1,5 million de jeunes Européens ont marché
sur les traces d’Érasme. Rien qu’en Allemagne,
on a enregistré, depuis le milieu des années 1990,
130 000 bénéficiaires de bourses Erasmus ; en
contrepartie, quelque 150 000 Allemands se sont rendus dans
un autre pays d’Europe. Les universités allemandes
ont surtout la cote chez les étudiants français,
espagnols, italiens, britanniques, polonais et tchèques.
La ville d’études allemande la plus prisée
est, du reste, Berlin qui
compte près de 1900 boursiers Erasmus,
soit plus de 10 % du total.
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Erasmus
En fait, Erasmus n’accorde pas de bourses, mais
des « allocations de mobilité »
dont le montant est fixé par le pays d’origine
de l’étudiant. « 600 euros suffisent
largement pour se débrouiller à
Bonn », affirme Susanne Maraizu, une experte d’Erasmus
à l’Université de Bonn. Étant donné
que le bénéficiaire d’une bourse Erasmus
ne doit pas payer de droits universitaires, que son assurance-maladie
est valable et que sa carte d’étudiant lui donne
droit à des réductions à la piscine, au
musée et au théâtre, il arrive à
« joindre les deux bouts ». Reste la question du
logement :Jehona et Joanna, tout comme la plupart des étudiants
Erasmus de Bonn, vivent dans un foyer d’étudiants,
en chambre individuelle à bon prix et équipée
d’un accès gratuit à Internet.
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